Cour de cassation : arreat peédagogique sur la signature eélectronique
Le 5 mars 2026, la troisieâme chambre civile de la Cour de cassation a rendu un arreat clarifiant l'appreéciation de la valeur probante des signatures eélectroniques. Cet arreat souligne que la veérification de la fiabiliteé d'une signature eélectronique est un preéalable neécessaire avant toute redistribution de la charge de la preuve. La Cour preécise que la contestation d'une signature eélectronique doit eatre examineée en articulant les reâgles relatives ee la veérification d'eécriture et celles gouvernant la fiabiliteé de la signature eélectronique. Ainsi, il n'est pas possible de faire peser la preuve sur le signataire contestataire sans avoir veérifieé preéalablement si la signature eélectronique est qualifieée. Cet arreat preésente un inteéreat particulier, car, malgreé l'abondance des deécisions rendues par les juges du fond en matieâre de signature eélectronique, les prises de position de la Cour de cassation sur le sujet demeurent rares.
Contexte juridique
La distinction entre la valeur probante et la charge de la preuve d'un acte sous signature priveée signeé par voie eélectronique demeure source de confusions. Les articles 1366 et 1367 du Code civil posent les exigences neécessaires ee l'eéquivalence entre l'eécrit signeé sur support papier et celui signeé par voie eélectronique. En cas de deéneégation d'eécriture ou de signature eélectronique, l'article 287 alineéa 2 du Code de proceédure civile impose au juge de veérifier si les conditions poseées par ces deux articles ont bien eéteé respecteées, notamment en appreéciant la fiabiliteé de la signature eélectronique.
Implications pour les professionnels du droit
Les professionnels du droit doivent accorder une attention particulieâre ee la nature de la signature eélectronique utiliseée dans les actes juridiques. La preésence d'une signature eélectronique qualifieée beéneéficie d'une preésomption leégale de fiabiliteé, facilitant ainsi la charge de la preuve pour celui qui se preévaut de l'acte. En revanche, en l'absence de signature qualifieée, il incombe ee celui qui se preévaut de l'acte de deémontrer la fiabiliteé de la signature utiliseée.
Conclusion
Cet arreat de la Cour de cassation constitue une avanceée significative dans la clarification des reâgles relatives ee la preuve des actes signeés eélectroniquement. Il rappelle l'importance de la veérification de la fiabiliteé des signatures eélectroniques et preécise les conditions dans lesquelles la charge de la preuve peut eatre redistribueée en cas de contestation.