La chefferie coutumière salue la loi sur les libertés religieuses
Le 11 juin 2026, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a entamél'examen du projet de loi sur les libertés religieuses au Burkina Faso. Lors de cette session, le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a expriméson soutienàcette initiative législative, estimant qu'elle offre un cadre juridique adaptépour encadrer l'exercice des libertés religieuses sur l'ensemble du territoire national.
Contexte et objectifs du projet de loi
Adoptéen Conseil des ministres le 19 mars 2026, ce projet de loi viseàcombler un vide juridique en définissant un cadre précis pour garantir le libre exercice des droits et libertés en matière religieuse, conformément au principe de laïcitéconsacrépar la Constitution burkinabè. Il s'inscrit dans une volontéde renforcer la cohésion sociale et de prévenir les conflits interreligieux.
Réactions de la chefferie coutumière
Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a saluécette initiative, la considérant comme une avancée majeure pour le pays. Selon ses membres, ce texte permettraàl'État de disposer d'un cadre juridique spécifique pour mieux encadrer l'exercice des libertés religieuses, tout en respectant les traditions et coutumes locales.
Prochainesétapes
Après cette phase d'auditions, la CAGIDH poursuivra l'examen du projet de loi en intégrant les contributions des différents acteurs consultés. Une fois finalisé, le texte sera soumisàl'Assemblée législative de transition pour adoption.
Cette démarche législative reflète la volontédes autorités burkinabède promouvoir un climat de tolérance et de respect mutuel entre les différentes confessions religieuses, tout en préservant les valeurs culturelles et traditionnelles du pays.