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Aug 20, 2026
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Voitures électriques : après le Royaume-Uni, la France pourrait-elle à son tour taxer les kilomètres ?

La fiscalité automobile entre dans une nouvelle ère. Alors que les voitures électriques échappaient encore largement aux taxes liées aux carburants, le Royaume-Uni vient de franchir une nouvelle étape en annonçant une taxe au kilomètre à partir de 2028. En France, l’idée commence également à alimenter le débat, notamment face à la baisse progressive des recettes issues des carburants.

Le Royaume-Uni ouvre la voie

À partir d’avril 2028, les automobilistes britanniques possédant une voiture 100 % électrique devraient payer une nouvelle taxe appelée Electric Vehicle Excise Duty (eVED).

Le montant annoncé est de 3 pence par mile, soit environ 2,2 centimes d’euro par kilomètre. Les véhicules hybrides rechargeables seraient soumis à un tarif inférieur.

Pour un automobiliste parcourant environ 12 000 kilomètres par an, cela représenterait environ 260 euros de taxe annuelle, en plus de la fiscalité automobile existante.

Le gouvernement britannique estime que cette nouvelle mesure pourrait rapporter environ 1,1 milliard de livres dès sa première année.

Pourquoi taxer les voitures électriques ?

La raison est principalement budgétaire.

Pendant des décennies, une partie importante des recettes publiques liées à la circulation automobile provenait des taxes sur l’essence et le diesel. Avec la progression des véhicules électriques, ces recettes diminuent progressivement.

Le raisonnement devient donc simple : si les automobilistes consomment moins de carburant taxé, comment maintenir les recettes nécessaires au financement des infrastructures routières et des transports ?

Le Royaume-Uni a choisi une réponse : faire davantage contribuer les véhicules électriques en fonction du nombre de kilomètres parcourus.

La France commence à réfléchir à l’après-carburant

La France n’a pas, à ce jour, adopté une taxe kilométrique générale comparable à celle annoncée au Royaume-Uni.

Mais le sujet commence à faire débat. Plusieurs analyses évoquent notamment l’hypothèse d'une contribution calculée en fonction des kilomètres parcourus, avec des montants pouvant se situer autour de 2 centimes par kilomètre.

Il ne s’agit toutefois pas d’une taxe française déjà décidée : aucun dispositif général de ce type n’est actuellement voté.

La question est néanmoins appelée à revenir dans le débat public à mesure que le parc automobile électrique progresse et que les recettes liées aux carburants diminuent.

Une nouvelle fiscalité automobile se dessine

Le passage à l’électrique ne signifie donc pas nécessairement la disparition de la fiscalité automobile.

Au contraire, les États pourraient progressivement passer d’une fiscalité basée sur le carburant consommé à une fiscalité basée sur l’utilisation du véhicule.

Taxe annuelle, taxe au kilomètre, péage urbain ou tarification selon les zones : plusieurs modèles pourraient être envisagés.

Cette évolution pose cependant une question importante : la voiture électrique, longtemps présentée comme une solution pour réduire les émissions et les coûts, risque-t-elle de devenir progressivement une nouvelle source de recettes fiscales ?

Une transition qui pourrait changer le calcul des automobilistes

Pour les conducteurs, l'équation économique de la voiture électrique pourrait donc évoluer.

L’absence de taxe sur les carburants ne signifie plus nécessairement une absence de fiscalité liée à l’usage du véhicule. Et si plusieurs pays européens suivent l’exemple britannique, le coût réel de la mobilité électrique pourrait progressivement intégrer de nouvelles contributions.

Le débat ne fait donc que commencer.

Après avoir encouragé l’électrification du parc automobile, les États doivent désormais répondre à une nouvelle question : comment financer les routes et les infrastructures lorsque les voitures ne consomment plus de carburant taxé ?

Le Royaume-Uni a déjà choisi sa réponse. La France, et demain peut-être d’autres pays européens, devront à leur tour trouver leur modèle.d’autres pays européens, devront à leur tour trouver leur modèle.